La Tour de Crest

Impossible de la louper, tellement elle est perchée et surplombe le vieux Crest !

Cité médiévale, Crest se part d’un mont sans pareil dans la région ! En arrivant par voiture, ou même à pied pour nos amis randonneurs, il est difficile de la rater, tellement on la voit de loin. Agissant presque avec un rôle de phare, nous sommes attirés par sa hauteur et son regard, qu’elle porte sur nous…

Et puis, plus on se rapproche, plus on se rend compte de sa hauteur, et que d’aller en haut sera une bien belle mission.

Petit cours d’histoire ?

La construction de la Tour de Crest débute au XIIe siècle. Elle constitue l’élément majeur d’un imposant château que se disputeront les comtes de Valentinois et les évêques-comtes de Die. En 1217, il est assiégé sans succès par Simon de Montfort, le chef de la croisade contre les Albigeois. Au XIVe siècle, les comtes de Valentinois agrandissent la Tour. Avec ses quinze salles sur cinq niveaux, elle illustre parfaitement le système architectural de défense au Moyen Âge.
Ses dimensions, 32 mètres de long, 20 mètres de large et 52 mètres de haut, en font le plus haut donjon de France parvenu jusqu’à nous. Herses, bretèches et meurtrières révèlent toutes les techniques utilisées contre l’assaillant !

Lors de la guerre de Cent Ans, en 1419, le comté de Valentinois et le château de Crest deviennent propriété des rois de France. Sous le règne de Louis XIII, Richelieu lutte contre les Grands du royaume qui s’opposent au roi. Dans ce but, il fait détruire la plupart des forteresses qui ne défendent pas les frontières. En cas de rébellion, il prive ainsi les rebelles de points d’appui stratégiques. Si le château de Crest est bien démantelé en 1633, la Tour est conservée pour servir de prison.

La Tour de Crest est alors une prison dont on ne s’échappe pas. Des hommes de bonne famille y sont enfermés sans jugement, sur simple lettre de cachet signée du roi. Après la révocation de l’édit de Nantes en 1685, on y détient aussi de nombreux protestants qui tentent de fuir le royaume. Des prisonniers de guerre, de droit commun et des détenus politiques y sont aussi incarcérés suivant les époques. Symbole du pouvoir et de l’arbitraire royal, la Tour est surnommée la « Bastille du Sud ». La Tour reste une prison après la Révolution française. En 1851, les opposants républicains au coup d’État de Napoléon III sont les derniers prisonniers à y être enfermés.

Source: La Tour de Crest

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